Des tubes et de l’été

Taguée par Dadavidov, il me faut expliquer quel est mon tube de l’été.
Du coup, ça fait trois semaines que je me creuse la cervelle. Il fut un temps où j’écoutais – de force, plus que de gré – des tubes de l’été, à gogo. J’ai gardé quelques souvenirs de cette période, souvenirs de tubes en bonne et due forme. Du vrai tube, du tatoué, du qui tache. Du tube qui inclut la piscine, son odeur de chlore, le soleil, son odeur de crème, les transats jaunes toujours un peu humides là où tu poses tes fesses et les enfants qui font le tour de la piscine en hurlant.

Le souvenir me fait vaciller, mais je plie, ne romp pas, et m’en vais communiquer de ce pas mes tubes.

La tube de l’été paradigmatique pour moi c’est un dos tres. Irrésistible. Je ne m’en suis JAMAIS remise.

BNWZ

http://www.dailymotion.com/video/x2aw5i_ricky-martin-maria-un-dos-tres_news

BNWZ

Sinon, il y a aussi Las Ketchup, que j’adore, parce qu’elles sont les filles d’un joueur de Flamenco nommé Tomatito : c’est très drôle – si, c’est très drôle.
Poursuivons. En tube de l’été, j’ai aussi Tarkan, (re)découvert via le blog d’Ada. Alors je ne mets pas la chanson du bisou, depuis que je connais son surnom, j’ai honte, j’en mets une autre. Le chanteur en fait un peu beaucoup, mais il a de beaux yeux et c’est bien.

BNWZ

BNWZ

J’ai aussi Louxor, j’adore en tube de l’été. La chanson est sortie au printemps, me semble-t-il, mais l’un de mes collègues, un monsieur super sérieux, osseux, et fin, avec un physique de héros de roman de David Lodge, a fait sous mes yeux sidérés un strip tease public sur cette chanson en juillet 2007 (il a fini en slip rose) ; c’est un souvenir que l’on n’oublie pas facilement.

BNWZ

BNWZ

Et sinon, qu’est-ce que j’écoute, là, cette année ? Eh bien, je suis complètement folle de ça :

BNWZ

BNWZ

A mi me suena el run-run… Eh bien si. C’est comme ça. C’est l’intégration, comme dirait l’autre.

Si tu te dis que Mon Dieu mais toi aussi te suena el run run, le groupe s’appelle Estopa.

BNWZ

Advertisements

Dans les yeux du bourreau, Pierre-Olivier Sur

Dans les yeux du bourreau, de Pierre-Olivier Sur, publié en juin 2010 chez Lattès, permet-il de mieux comprendre le procès de Douch, le bourreau du camp S21, sous la dictature des Khmers rouges?

[ou : le procès de Douch pour les nuls]

Le 26 juillet 2010, au terme d’un long procès au Cambodge, Douch, directeur du camp S-21 sous la dictature communiste des khmers rouges, a été condamné à 30 ans de prison. L’un des avocats des victimes, Pierre-Olivier Sur, a publié en juin un livre qui permet de nous approcher au plus près de l’importance et de la difficulté que revêt ce procès pour les Cambodgiens.

Le procès de Douch (nous, Occidentaux, Français – qui ne sommes pas directement concernés) semble étrange : si, aux procès de Nuremberg, de Tokyo et de Jérusalem, les familles de victimes avaient pu directement participer au procès, elles s’y seraient présentées, et en grand nombre. Mais cela n’a pas été le cas, car la procédure de l’époque ne le  leur permettait pas : elles étaient là en tant que “témoins”. Or , dans le procès des khmers rouges qui a eu lieu à Phnom Penh, les familles de victimes, invitées à y participer en tant que « parties civiles » ne viennent pas. Pourquoi ?
L’auteur suggère trois raisons. Premièrement, nommer les accusés est délicat. Chaque famille compte des bourreaux et des victimes, aujourd’hui grands parents, parmi la population. Ils cohabitent depuis quarante ans dans les villes et les villages, sont parfois voisins.

Ensuite, dans la culture bouddhiste, le jugement et le pardon n’ont pas le même poids que dans la culture judéo-chrétienne. Les Cambodgiens ont une façon à eux de vivre ce malheur.

Dernier point, selon l’auteur, un procès, ce sont des débats oraux. Au Cambodge, la pudeur des gens rend le procès, dans sa théâtralité, difficile à gérer.
Durant le procès, l’image de Douch est celle d’un homme occidentalisé, en chemise Ralph Lauren, capable de citer en français des vers d’Alfred de Vigny, chrétien, conscient de ses actes et qui demande pardon à ses victimes. Ce Douch a compris les nouvelles règles du jeu, il est en parfaite connivence avec le tribunal : de nouveau, observe Pierre-Olivier Sur, Douch est du côté des vainqueurs.

Face à lui, les victimes sont humbles, discrètes, handicapées par leur pudeur. Elles ont subi, en plus des tortures, des mauvais traitements (faim, manque d’hygiène, terreur) qui ne sont pas imposés au détenus Douch. Il y a une disproportion entre les deux. Et quand,  le 27 novembre 2009, Douch demande sa libération, le malaise s’amplifie. Quel jeu joue ce procès ? Celui des Occidentaux ? Celui des victimes ? Ou celui de Douch, véritable maître du jeu ?

Plusieurs chapitres permettent de comprendre ou du moins d’approcher le contexte du procès,celui des faits, l’accusé.  M. Vong Seri, guide de l’auteur et du lecteur dans le récit de ce drame, à la fois victime et bourreau, se méfie du procès. Mais au fil des chapitres, tandis que l’avocat – et nous avec lui- se prend à douter de l’opportunité d’une justice dont les victimes cherchent à se protéger, M. Vong Seri va accepter la nécessité de faire justice, de raconter et exposer les faits, de révéler la vérité, pour les générations d’après.
Ce livre se lit en retenant son souffle, devant tant d’horreur… et devant la nécessité de comprendre l’attitude étrange, à nos yeux, des victimes. Il peut aussi permettre d’observer comment un homme peut s’engager dans un choix aussi monstrueux que celui de Douch. A quel moment précis un homme normal bascule-t-il dans l’horreur ? Le réponse se trouve au détour d’une page : Douch a eu le choix ; et sa décision de s’engager dans la machine criminelle lui a pris “d’une fraction de seconde”.
Pour conclure, une phrase : “Sait-il, Douch, que lorsque votre Dieu chrétien et l’homme ont inventé le pardon, ils n’imaginaient pas qu’un seul être humain eut été capable d’en tuer  17 000 autres.”

Liens  :

“Douch n’était pas un simple rouage du régime khmer rouge”

Au Cambodge, un verdict contre l’oubli

Procès Douch : “Le premier ministre cambodgien a toujours détesté l’idée de ce procès”

Procès Douch au Cambodge, des questions sans réponse

Dans les yeux du bourreau, Pierre-Olivier Sur

Le Campo del Moro

Postulat de base : Madrid c’est bien, mangez-en.
Madrid, c’est une ville super chouette. Presque mieux que Paris. Bon, Paris c’est Paris (et Paris sera toujours Paris, on le sait), mais il fait chaud, il y a plein de gens, en plus ils sont français, et s’il ne fait pas chaud, il fait froid – ou il pleut. On ne te donne rien à grignoter dans les bars si tu bois un verre, et c’est cher. Les serveurs sont désagréables. Faut connaître. Enfin, j’aime Paris quand même, hein, chaque fois que j’émerge du métro (plutôt rarement, ces dernières années), j’ai les larmes au yeux, c’est mécanique. C’est la nostalgie. La moindre photo de Paris me rend toute chose.
Mais voilà, Paris, je n’y suis pas, rendons nous à l’évidence. Je suis à Madrid.

Madrid, c’est comme Paris, mais en plus espagnol.
Et l’un des trucs bien qu’il y a à Madrid, ce sont les parcs. Madrid est une ville pleine de parcs. Et dernièrement, suite à la venue d’une copine à Madrid (Note : elle est repartie en disant que j’avais raison et que c’était génial ; je tente de convertir toutes mes copines et ça se passe plutôt bien, je dois dire) nous sommes allées dans un parc. Par accident, en fait, on s’est retrouvé quelque part et j’ai vu de loin les grilles d’un parc, je me suis demandé ce que c’était, qu’est-ce, lui ai-je dit, mais eh oh quoi tu connais pas, m’a-t-elle répondu, oh ben je ne peux pas tout savoir, hein, et c’était le Campo del Moro, soit le parc qui se trouve en contrebas du Palais Royal. .

Mais je ne m’attendais pas à ce que le Campo del Moro soit là, et pourtant si.
Ce parc, quand nous y sommes allées (fissa, car notre but ultime était autre), se trouvait pratiquement désert ; on a eu comme l’impression de se promener dans les allées d’un parc de conte de fées privé – impression que l’on n’a pas du tout au Retiro, par exemple, où il faut venir super tôt et en semaine (et pas l’été) pour avoir cette sensation.
On a eu du mal à le quitter, et je suis promis d’y retourner. Dame, c’est pas tous les jours que des roturières comme nous peuvent se croire Princesses en leur jardin, et se demander quelle fée va surgir de derrière un arbre…

Donc, lorsque tu passes la porte, tu vois ça.

Puis tu descends un petit escalier tout enfoui dans les arbres zet les buissons. Tu ne vois pas de fées, elles partent en t’entendant arriver et dire avec ta copine : “Ooooooooohhhhh c’est booooooo” et ça les gave, mais la prochaine fois je vais doucement et je guette, promis.

Des sortilèges ont transformé des gens en pierre il y a très longtemps, mais on les voit entre les arbres.

La maison de la mystérieuse gardienne des lieux…

Les escaliers pour aller au Palais, envahis par les herbes… Bon, en fait, il y a une chaîne, on ne peut pas passer. Enfin, on peut l’enjamber.

Voilà…

Note : oui, Campo del Moro, ça veut dire Champ du Maure, et j’ai prévu un post pour parler de ça… Mais je suis un peu, hum, paresseuse.

J’ai faim !

Comme d’hab, j’ai faim, et sur twitter, je m’interroge : Galette de sarrasin ou tomates gratinées au chèvre et basilic ?

Et puis, follement, j’opte pour la troisième solution. Une bête purée de pommes de terre.

Ne sous estimons pas les plaisirs simples. Une purée. Des patates, du lait, et puis là, le dilemme, beurre ou huile d’olive ?

Concentrons nous. Les patates vont cuire. Ensuite, encore tièdes, je je les écrase à la fourcette, en versant un peu de lait dessus. Vous voyez ? ça se mélange, mais ça fait en meme temps des petits grumeaux, il faut que ça fasse des mini grumeaux.
Ensuite, là, beurre ou olive. Je me réserve le choix au dernier moment. Et puis ensuite, un peu de moulin au dessus : ici l’on trouve des toques merveilleux, que l’on mouds au dernier moment : sur le ploat encore chaud, les saveurs moulues au dernier moment donnent tout leur goût… Laquelle vais-je choisir ?

Sans compter qu’il y a encore une troisième solution ? Froide, ou tiède, surmontée d’un coulis d’huile d’olive, et décorée de quelques olives, voire de quelques morceaux de tomates concassées.

Vais-je m’en sortir, ce soir ?

Les Petites Poules, stars de la littérature enfantine

Comment imaginez vous une star ? hein ? A qui pensez vous ? Chers gens, réfléchissons ensemble. Pensons. Il y a elle.

Marilyn-Monroe

Ou lui.

Mais il existe des stars surprises, voire méconnues. Et je m’en vais, de ce pas, et avec un ravissement non dissimulés, vous faire découvrir trois stars surprises.

Let me introduce you to Les petites poules (dont l’une est un mouton).


Eh oui. Et d’où tiens-je, me direz-vous, que ces petites poules (dont l’une est un mouton) sont des stars ?

Parce qu’elles sont les héroïnes d’albums pour enfants dont le succès, en librairie, ne se dément pas depuis 10 ans, que les dix albums qui narrent leurs aventures se sont vendus à près d’un million d’exemplaires, et parce qu’on les adapte à la TV en 3D. Voilà.

On reprend tout depuis le début pour bien comprendre.

Qui se cache derrière ces poulettes stars ? Un scénariste, Christian Jolibois, et un dessinateur,  Christian Heinrich. Coup de chance : l’auteur de ces histoires a bien voulu répondre à mes questions.

Christian Jolibois raconte comment l’idée lui est venue, pour le premier tome “la Petite Poule qui voulait voir la mer” :

L’idée de départ des petites Poules est un souvenir de vacances où, au bord de la mer, j’avais observé une poule traversant la route pour ensuite, tranquillement, aller se tremper les pattes dans les vagues… J’avais, je m’en souviens, noté sur mon carnet : la petite poule qui voulait voir la mer, comme si en effet cette poule s’était levée le matin en se disant : aujourd’hui je vais voir la mer… Tout est parti de cette image.

Et ensuite ?

J’ai donc écrit cette histoire et je suis allé trouver  Christian Heinrich que je connaissais et avec qui j’avais déjà collaboré. L’iidée lui a plu et nous avons  pendant une année environ, travaillé  à la mettre en texte image en vue d’un album. Cet album, proposé chez Pocket jeunesse a reçu un accueil qui nous a dépassé et l’idée de poursuivre les aventures au poulailler s’est imposée d’elle même, alors qu’au départ il n’était question que de cette simple histoire. L’idée d’une série ne nous avait même pas  effleuré…

Mais alors, que s’est-il passé ?

C’est le bouche à oreille qui a fait le reste. Et sans doute, la rencontre avec les enseignants  qui utilisent nos albums en classe pour l’apprentissage de la lecture, trouvant que le texte ludique et les illustrations séduisantes sont efficaces auprès des enfants rétifs à l’apprentissage… . On suppose, et ce n’était pas calculé bien entendu, que les deux degrés de lectures, parents /enfants ont fait beaucoup pour le succès de nos poulettes.

(petites poules)
Oui, car il faut lire ces albums pour comprendre : on regarde bien gentiment cette histoire, au début, et j’ai moi-même tendu, je l’avoue, avec scepticisme, l’album à à mon fils. “C’est génial, les petites poules, est-il venu me dire avec enthousiasme à la lecture de “Un poule tous, tous poule un”. Du coup, je l’ai lu, et j’avoue avoir été extrêmement amusée et séduite par ces aventures drôles, pleines d’esprit, rocambolesques et pleines de rebondissements imprévus et fantasques.

Les petites poules écrasent Harry Potter en Chine

Je terminerai par une petite note rigolote, ajoute Christian Jolibois. Nos livres sont traduits dans une dizaines de pays dont la Chine où, et nous en sommes très fiers, les ventes des petites poules arrivent devant Harry Potter…
Petite exclusivité : dans le  prochain album il sera question de la couleur bleue… ( ça intrigue, non ?) Voilàààà!

Sur ce, laissons là Christian Jolibois, qui attaque actuellement, avec Christian Heimrich, la réalisation du 11ème opus des petites poules, et venons-en à la série.

On retrouve dans la série tous les personnage des albums, bien entendu : Carmélito et Carmen, ainsi que Bélino, le mouton, en sont les personnages principaux. Mais il faut compter avec  Carméla, qui, voulant voir la mer, a débarqué en Amérique avec Christophe Colomb, et a ainsi rencontré Pitikok, coq américain. De retour chez elle, elle a retrouvé son Cokpapy de père, mais aussi Pedro, le cormoran, Bang Coq et Coquenpâte, Coqueluche et Coquillette, Pick et Nick, les affreux rats, Coléra, Rattila  et Raspoutine…

Quand est diffusée cette série ?

On peut la voir sur France 5 dans Ludo Zouzous, depuis le samedi 26 juin : un épisode est diffusé chaque samedi et dimanche à 9h30.

Si vous voulez trouver les albums, voici les infos :

Auteur : Christian Jolibois
Illustration : Christian Heinrich
Editeur : Pocket Jeunesse

Dernier ouvrage paru : Un poule tous, tous poule un.
Un lien vers le site de Pocket Junior.

Petites Poules

La vie en sourdine, de David Lodge

la vie en sourdine, David Lodge

A propos de la vie en sourdine, c’ est simple et clair, ô combien : lâchez tout ce que vous êtes en train de faire et précipitez-vous  pour l’acheter ou le lire en bibliothèque. Urgent.

Le narrateur, Desmond, est un ex-professeur de linguistique, jeune retraité, malheureusement atteint de dégénérescence auditive, ce qui constitue un des ressorts tragicomiques du roman : comique, en raison des quiproquo nombreux occasionnés par cette surdité et de la distanciation avec laquelle l’auteur raconte les mésaventures de son héros ; tragique, en raison de la réflexion douloureuse que mène l’auteur sur cette infirmité comique : un aveugle attendrit, un sourd fait rire. Poursuivi par une étudiante qui veut faire de lui son directeur de thèse, marié à une créatrice d’entreprise en pleine ascension professionnelle, Desmond tue le temps en rendant visite à son vieux papa dans son miteux petit pavillon londonien, en retournant avec amertume dans une fac qui se passe très bien de lui, et en subissant avec résignation, faute de mieux, les mondanités parfois culturelles de son épouse.

La surdité du héros, élément déclencheur du roman, apparait comme un avant gout de la mort, le silence qui nous engloutira tous : du reste, son père meurt, il en a fini avec sa vie universitaire, avec la recherche, voire avec sa vie sexuelle, le monde lui devient, stricto sensu, de moins en moins intelligible… Quelle raison peut-il avoir de vivre, puisque tout ce qui faisait sa vie s’éloigne inexorablement ?

Mais c’est sinistre, vous entends-je penser. Sinistre, une roman de David Lodge ? Impossible. Impossible, à cause de l’humour grinçant, du style limpide qui nous précipite vers la page suivante et de l’analyse impitoyable, jouissive et joyeuse des mondanités superficielles, loisirs bobos, universitaires médiocres, art contemporain et autres travers de notre monde, férocement évoqués via situations cocasses, jeux de mots, et toujours une petite touche d’érotisme souriant.

A lire, et plutôt 10 fois qu’une.

La vie en sourdine, David Lodge – BNWZ

Ce qu’une victoire en Coupe du Monde pourrait coûter à l’Espagne…

Ça avait l’air d’une drôle de bonne idée, les promotions avant la Coupe du monde, en début d’année, mais ça pourrait coûter cher aux entreprises espagnoles qui se sont engagées. Petite revue des primes et cadeaux divers promis en cas de victoire de l’Espagne à la Coupe du monde.
Les primes classiques : Toshiba s’est engagé à rembourser les téléviseurs et les portables de gamme moyenne ou haute achetés entre le 10 avril et le 10 juin. PC City a promis d’offrir, sous forme de bons d’achats, 10 euros par but espagnol pour toute télévision LED d’au moins 32″ achetée entre le 29 avril et le 10 juin. Tom Tom a lancé une offre deux mois avant le Mundial : remboursement de quatre modèles de GPS achetés entre le 15 avril et le 8 juin. Très classique, RAS. La prochaine fois, ils feront comme Media Markt (voir plus bas).
La prime risquée : c’est la banque Banesto qui doit faire la grimace : elle pourrait avoir à payer 10 millions d’euros à ses clients si l’Espagne remporte la Coupe du Monde. En effet, la banque a proposé à ses clients, en début d’année et jusqu’à fin mars, un produit spécial Mondial, le compte de dépôt “Deposito Seleccion” : le rendement de 3% passerait à 4% en cas de victoire au Mondial. Bon moyen d’attirer les liquidités… Mais en cas de victoire, les banquiers devront mettre la main au porte-monnaie.
La prime futée : Il y a deux ans, lors de l’Euro, Media Markt avait eu la bonne idée d’offrir les téléviseurs en cadeaux si l’Espagne remportait le tournoi… Las, l’Espagne a gagné ! Et la marque a dû débourser 1.700.000 euros. Cette année, prudente, Média Markt a soumis son offre à une condition : que l’Espagne gagne TOUS les matchs… Héhé, malin : la Roja a perdu le match contre la Suisse : Ouf. Les dirigeants de Média Markt pourront se réjouir de l’issue du match sans sueurs froides.

La prime polémiques des joueurs : si les Espagnols remportent la Coupe du Monde 2010, les joueurs de la Roja toucheront à peu près 600.000 euros chacun : c’est la somme la plus importante versée par une fédération (rappelons que pour les Bleus, la somme estimée était de 300.000 euros). Evidemment, il en va de l’Espagne comme de la France : durement touchée par la crise, elle est choquée par ces sommes mirobolantes. La morale est sauve : les joueurs de la Seleccion se sont engagés à verser une partie de cet argent à des OGN africaines. Mais il y a fort à parier qu’un geste plus local serait le bienvenu.

(post initialement rédigé pour le Post)

NB : Quant à moi, je suis, ou plutôt je vis la coupe, ce soir, en compagnie de mes voisins… Ambiance en perspective…

Ce qu’une victoire en Coupe du Monde pourrait coûter à l’Espagne…