Vanité des vanités, dit Qohélet…

Tout à l’heure, sur twitter, galéjant avec BobTSUC, à propos du temps qui change et de mes plaintes (avant j’avais froid et maintenant j’ai chaud ; gageons que j’aurai froid à nouveau), ça me revient : l’Ecclésiaste.

Petite note : dans la Bible de Jérusalem, il est question de Qohelet ; mais le nom du livre est l’Ecclésiaste.  Ecclesia signifie assemblée en grec. Qohelet évoque un “rassembleur” ; dans les Bibles anglaises, on traduisait Qohelet par prédicateur, je trouve ça pas mal, mais j’aurais aimé trouver un mot qui évoque simplement un homme qui parle à d’autres, qui l’écoutent. De nos jours, le type pourrait faire ça à la radio, sur France Inter, par exemple. Il me semble que Proust, Balzac, Stendhal, disent, au fond, à peu près la même chose que lui. (Ou Dostoievski ou Omar Khayyam).

(Mais naturellement, Balzac le dit avec plus de péripéties).

(J’ai tripoté la traduction, comme ça ; tout en écoutant Serge Lama).

Vanité des vanités, dit l’homme à la foule ; vanité des vanités ! Tout est vanité. Quel profit tire l’homme de tout son travail sous le soleil ? Les générations s’en vont, les générations génération s’en viennent ; et la terre est toujours là. Le soleil se lève,  le soleil se couche,  il se hâte pour retourner d’où il vient. Le vent va au midi, tourne vers le nord, tourne et retourne ; et sur son parcours retourne le vent. Toutes les fleuves coulent vers la mer, et la mer n’est pas remplie ; toujours dans la même direction, ils coulent éternellement. Toute parole est lassante ; l’œil n’est pas rassasié pas de voir, ni l’oreille saturée d’entendre. Ce qui a été, sera ; ce qui a été fait, se refera ; et il n’y a rien de nouveau sous le soleil.
S’il y a une chose dont on puisse dire : “Regarde, c’est nouveau !” , elle a déjà existé, dans les siècles qui nous précédèrent. Il n’y a pas de souvenir d’autrefois; et de même,  dans l’avenir, il n’y en aura pas de souvenir chez ceux du futur.
Moi qui vous parle, j’ai été roi sur Israël à Jérusalem, et je me suis appliqué à rechercher et à explorer par la sagesse tout ce qui se fait sous les cieux : c’est une occupation ingrate que Dieu a donnée aux fils des hommes afin qu’ils s’y fatiguent. J’ai vu tous les travaux qui se font sous le soleil ; et c’est cela : tout est vanité et poursuite du vent. Ce qui est tordu ne peut être redressé, et ce qui manque ne peut être compté.
Je me suis dit : j’ai accumulé plus de sagesse que quiconque avant moi à Jérusalem, et j’ai acquis savoir et science ;  je me suis consacré à l’étude de la sagesse et de la science, de la bêtise et de la folie. J’ai compris que cela aussi n’était que poursuite de vent. Car beaucoup de sagesse, amène beaucoup de chagrin ; et plus on apprend, plus on souffre.

(Toute ma science sur Qohelet vient de Wikipedia ; je me méfie, mais je jette toujours un oeil)

Ecclésiaste


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