Aznar aux Etats-Unis : Kadhafi est certes un ami extravagant, mais c’est un ami

Depuis 2004, José María Aznar, sorti de la scène politique espagnole, passe la plupart de son temps aux Etats-Unis, soit à la Georgetown University de Washington dans laquelle il est professeur-associé, soit comme administrateur de NewsCorp, dirigée par le milliardaire Rupert Murdoch, ce qui lui assure un salaire annuel de 148 000 €. On comprend qu’il ne revienne pas en Espagne toutes les cinq minutes, ses motivations sont ailleurs.

Pourtant, il ne se gêne pas pour semer la pagaille en Espagne, sans y remettre les pieds. “Kadhafi, a-t-il dit dernièrement dans un discours à l’université de Columbia, à New York, le 11 avril dernier, “est certes un ami extravagant, mais c’est un ami”.


Naturellement, il vise Zapatero, socialiste, chef du gouvernement, entré en guerre contre la Libye aux côtés de la France et des États-Unis, “alors qu’il y a très peu de temps, Kadhafi était notre meilleur allié”.

Mais ça n’est pas tout : Aznar regrette le lâchage d’autres “amis” : le Tunisien Ben Ali et l’Égyptien Moubarak. “Nous avons traité avec eux pendant des décennies ; ils ne peuvent pas du jour au lendemain se transformer en vils dictateurs qu’il faut éliminer”.

Le Parti populaire (PP, droite), du coup, est très gêné de cette sortie. En effet, il soutient le socialiste Zapatero contre le “satrape fanatique” (Kadhafi, ainsi nommé par Rajoy, actuel leader du PP). Or, Aznar est le mentor et le président d’honneur du PP. Gênant.

La Fondation FAES, think tank néolibéral du PP présidé par Aznar, a du se fendre d’un communiqué dans lequel Aznar revenait sur ses propos, en prétendant être victime d’une manipulation de la gauche pour lui faire dire ce qu’il n’avait pas dit.

Pourtant, tout le monde avait très bien entendu, y compris les médias américains.

RIP Google Video

La laborieuse cohabitation de YouTube et Google Vidéo touche à sa fin. Le visionnage en streaming, ça sera fini le 29 avril, dans dix jours.

Les utilisateurs pourront récupérer leurs contenus en ligne jusqu’au 13 mai. Après, Google supprimera tous les fichiers et se focalisera sur YouTube.

Face au mastodonte YouTube, Google Vidéo n’a jamais pu se faire une place et menait une existence plutôt mélancolique. En octobre 2006, pour 1,65 milliard de dollars, Google avait racheté la plate-forme fondée par Chad Hurley, Steve Chen et Jawed Karim, ce qui est déconcertant si l’on songe que Google Vidéo avait été crée en juillet de la même année. Et inexorablement, YouTube est devenu un incontournable du web.

Fin décembre 2010, le site a battus ses propres records, avec 700 milliards de vidéos visionnées au cours de l’année et plus de 13 millions d’heures de contenus envoyées.

Google Vidéo ne faisait pas face du tout. Depuis 2009, il était de toute façon devenu impossible d’uploader des fichiers vers Google Vidéo : il ne restait que la possibilité de consulter les vidéos envoyées avant cette date. Et maintenant, plus rien.

Toutefois, le moteur de recherche Google vidéo devrait rester en service, pour rechercher sur de nombreuses plates-formes, comme YouTube, Dailymotion, Metacafe, Kewego ou encore Wat.tv.

En tant qu’utilisatrice de base, je me suis toujours demandé avec perplexité quel était l’intérêt d’avoir deux plates formes pour le même service (ou quasi). Si un commentateur voulait bien m’instruire, je serai ravie. Enfin, du coup, voilà un problème réglé : l’existence mystérieuse (à mes yeux) de Google Vidéo a pris fin. Versons un pleur de principe.

Zapatero, twitter et le Titanic

Vous le saviez ou pas, mais il y a deux jours, cela faisait 99 ans que le Titanic, dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, coulait, après avoir heurté un iceberg.

Par ailleurs, Zapatero se trouve actuellement en Asie pour y convaincre les investisseurs que l’Espagne est un pays dans lequel il convient de placer son argent pour le faire fructifier. Le 14 avril précisément, il se trouvait à Singapour, devant des Espagnols vivant là bas, et, lors d’un discours, il a comparé le pays à un “puissant transatlantique”. “soyez tranquilles, soyez tranquilles, a-t-il dit, nous avons encore des difficultés, mais le navire va continuer sa course”.

Evidemment, le peuple espagnol de Twitter est largerment aussi facétieux que le français. Ils n’ont donc pas manqué de relever la coincidence entre les deux dates : comparer l’Espagne à un transatlantique le jour des 99 ans du naufrage du Titanic….

Source.

La photo qui fait polémique : poursuivons le débat (si vous voulez)

Bon, eh bien publier ce post (le précédent) a été fort instructif.

1. Tout d’abord il est évident que la question posée à la fin du post amène à une conclusion, c’est une question rhétorique. Elle ne peut que générer la plupart des réactions. Un autre post aurait pu provoquer d’autres réactions. J’ai écrit avec une certaine précipitation, émue par la photo.

2. La première photo occulte l’observateur. Pourtant, l’observateur, c’est moi, c’est vous, c’est nous. La deuxième photo le révèle. Ça n’est ni moi, ni vous, ni nous, c’est eux, les photographes, sur lesquels il est plus facile de taper que sur soi-même (puisque nous regardons toutes les images – ou quasi). Même si les photographes sont présents, c’est bien un système auquel la photo renvoie, et nous, à l’extrêmité de ce système. Alors c’est affreux, le fait est. Serait-il alors préférable que nous ne voyions rien de ce qui se passe ailleurs, pour éviter d’avoir à nous salir le sens moral ?

3. La remarque précédente s’adresse aussi à moi-même et ne constitue en rien un reproche à l’adresse de ceux qui se sont exprimé en commentaires. En effet, je suis choquée par cette photo, mais la réflexion m’amène à nuancer mon jugement, tout en ne pouvant me défendre d’un mouvement de recul devant la deuxième photo, qu’il y a aussi du “voyeurisme” à regarder. Bref, la photo de Nathan Weber est ambiguë, ce qui fait sa force : elle choque, mais elle se comprend, alors elle ne choque plus, mais elle choque tout de même… Elle entretient une dynamique de réflexion plus forte que la première, qui émeut par son esthétique et sa vision apocalyptique du monde et de la fragilité de la vie humaine.

4. Un photographe de presse, Olivier Laban-Mattei, vient de publier un commentaire (ce dont je le remercie) et que je reproduis :

Si vous saviez les blessures psychologiques que ramène chez lui un photoreporter, jamais vous n’oseriez le traiter de charognard… Car au-delà du vrai danger physique (et je rentre à peine de Libye, je sais de quoi je parle), les plaies au coeur sont profondes pour celui qui a vu tant d’horreur. Ne l’oubliez pas.

Et heureusement, quand même, que nous sommes payés pour ça. Comment vivrions-nous et comment pourrions-nous continuer à vous montrer ce qu’il se passe ici et ailleurs sans argent ? De plus en plus de photoreporters vivent dans des situations très précaires. Les journaux publient de moins en moins ce genre de réalité, obnubilés qu’ils sont par les ventes… Ils préfèrent passer des sujets plus légers car la demande est là.

C’est, je pense, au lecteur de se poser la question de ce qu’il veut lire dans les journaux. Qu’on le prenne pour un con en lui servant sur un plateau les derniers potins mondains (c’est là d’ailleurs que le lecteur est un voyeur) ou qu’on le considère comme un citoyen responsable, éclairé, et au fait de ce qui l’entoure ? Voyons, soyons sérieux 5 minutes ! L’Histoire ne se souviendra pas des dernières aventures de Lady Gaga…

Un photojournaliste ne parvient plus aujourd’hui à payer son loyer, ses factures, et à financer ses sujets. Son engagement photographique, journalistique et humain est mis à rude épreuve. Les journaux ne financent quasiment plus ces reportages dangereux. Et quand un photographe parvient à vendre des images, vous n’imaginez pas à quel tarif ! Il est clair que paparazzo est bien plus intéressant financièrement…

Mais l’argent n’est pas le motif de l’engagement des photojournalistes. J’étais moi-même près de cette scène, quand Fabienne s’est faite tuée. Faut-il que je vous décrive mes cauchemars pour que vous compreniez la difficulté que nous avons à vivre ce genre d’évènements ? Nous ne sommes que des hommes vous savez… Des hommes comme vous qui essayent simplement de vous informer. Des hommes et des femmes qui tentent de montrer ces gens qui, sinon, tomberaient dans l’oubli, des personnes qui seraient mortes “pour rien”… Soyez plutôt dur avec vous même. Car c’est vous qui décidez de voir ou pas…


Et puis, il y a eu la Tunisie. Je me trouvais à côté du photographe Lucas Dolega quand il a été touché à la tête par un tir policier. Mes collègues et moi avons vécu ce drame, et sa mort trois jours plus tard. Nous n’avons pas réussi à le sauver. Il avait 32 ans. Je ne souhaite à personne de vivre la même chose.

A tous ces gens qui dégueulent sur notre profession, je les invite à aller au Père Lachaise, sur la tombe de Lucas, et de répéter devant sa stèle ce que j’ai pu lire dans un certain nombre de commentaires.
Et si vous ne respectez pas notre engagement, respectez au moins les personnes que l’on photographie. Osez affronter leur malheur et leur désespoir. Bousculez vos petites vies bien tranquilles. Soyez des hommes !!!


(Petit avertissement : on ne dirait pas comme ça, j’ai l’air gentille, mais si le besoin s’en fait sentir, je censure les comms irrespectueux avec une totale absence d’état d’âme)

😉

La photo qui fait polémique

Quand le point de vue d’une photo pose une question éthique

Fabienne Cherisma est une adolescente haitienne de 15 ans. Elle a échappé à la tragédie du tremblement de terre. Mais Fabienne se trouvait par hasard au milieu des ruines lorsqu’elle a reçu trois balles dans la tête, provenant de policiers haïtiens qui cherchaient à disperser des pillards.

Cette photo de Paul Hansen a gagné l’oscar de la photo de l’année en Suéde. On comprend aisément pourquoi. Cette photo offre une image saisissante de la mort d’une enfant innocente, et du désespoir et la trgédie humaine sur fond de catastrophe naturelle.

Mais cette autre photo est venue provoquer la polémique. Elle montre les coulisses de la scène et la perspective qu’elle suggère est peut-être plus désespérée encore. Cependant, il ne faut pas être hypocrite : il s’agit des coulisses de la plupart des images fortes des quotidiens ou magazines du monde entier et sans le travail des photographes, l’intensité des émotions qui nous permettent de ressentir les grandes catastrophes ne serait pas la même. Cette seconde photo est de Nathan Weber.

Quelle photo est la plus choquante ?

Source: Prison Photography

Réseaux sociaux

Mon fils de 12 ans, dis-je à deux collègues de mon mari, à table, dans un restaurant  dans lequel nous nous trouvions pour déguster un “vrai” cocido madrileño (lequel n’a rien à envier au mien, franchement) (enfin je ne dirais peut-être pas ça si j’étais espagnole), prend rendez vous avec  ses copains de la résidence via tuenti (le facebook espagnol).

C’est pas vrai ! s’écrie d’un air catastrophé la collègue (la trentaine).

Je serais mal venue de lui jeter la pierre, essayé-je dire (oui, essayé-je : je parle un espagnol plutôt primaire), vu le temps que je passe sur les réseaux sociaux.

Mais c’est dangereux, me dit avec courtoisie le collègue (la trentaine aussi). On peut venir te cambrioler chez toi par exemple, si tu pars en vacances.

Pourquoi ai-je eu l’idée de mettre ça sur le tapis ? C’est pourtant la dernière des choses à faire. Quand je parle internet ou réseaux sociaux dans mon entourage, à l’exception de mon mari, j’ai toujours la sensation irritante de passer soit pour une droguée, soit pour une irresponsable déconnectée de la réalité.

Facebook à la rigueur les gens connaissent (ou Tuenti) , mais c’est mal, inutile ou infantile (sauf, évidemment tous les gens dont je ne veux surtout pas retrouver la trace et qui eux, m’envoient inlassablement des liens pour que je m’inscrive et admire leurs photos de vacances qu’ils partagent avec une candeur désarmante). Il est possible que certains aient entendu parler de twitter , mais Delicious, feedly ou tumblr, bernique, alors Twazzup ou twitter search...  (n’évoquons même pas les extensions pour navigateurs). Et pourtant, je ne me prends pas pour une geek ( l’informatique m’emmerde ), mais comme une utilisatrice intéressée, mais plus dans l’objectif de la collecte ou du traitement de données que dans la fascination pour l’outil.

Il est visible que c’est le genre de sujet dont on ne peut parler qu’entre initiés, tant la réaction  provoque presque inévitablement une surprise navrée, ou un scepticisme confinant parfois au mépris.

En l’occurence, ce jour-là, j’ai du, à mon corps défendant, passer pour une mère irresponsable qui laisse ses enfants s’ébattre des heures durant sur des réseaux sociaux remplis de prédateurs sexuels la bave aux lèvres. Moi qui ai rempli leurs profils avec eux (c’est-a-dire que j’ai insisté pour qu’ils ne les remplissent pas). Et qui pratique le contrôle parental à l’ancienne (qu’est-ce que tu fais, là ? Va te coucher maintenant). En fait, c’est moi qu’on doit arracher du PC le soir.

Ce que je trouve amusant, en fait, relativement à la douceur de mes vieux jours, c’est qu’il donne des rendez vous sur tuenti (par flemme de descendre, et sonner aux différents interphones des différents copains dans les différents bâtiments) pour se retrouver en bas et jouer à des jeux sociaux que l’on voit parfaitement illustrés dans des peintures de Brueghel l’Ancien. C’est l’idée (un outil moderne pour des activités intemporelles) que je souhaitais initialement partager avec les deux collègues de mon mari. Mais je me suis interrompue en cours.

4 avril 2011, bilan situation de la droite en France

Contexte :

  • sortie de Cantonales avec FN médiatiquement gonflé, deux élus FN, relative victoire PS
  • débat sur l’Islam qui a commencé par un débat sur l’UMP

Psychodrame à droite


Les Présidentielles, c’est dans un an. Nicolas Sarkozy dégringole dans les sondages. Du coup, il y a de la place pour d’autres ambitions à droite, en pleine tourmente.

 

Hors du gouvernement

Le Parti chrétien-démocrate (PCD) de Christine Boutin, mouvement associé à l’UMP, a adopté samedi une motion (105 cadres sur 143) pour une candidature à la présidentielle de 2012, pendant un conseil national à Paris. Pour Christine Boutin, «la droite est diverse. Il serait excessivement dangereux et irresponsable qu’elle ne soit représentée que par un seul candidat».  «La rupture entre les Français et Nicolas Sarkozy est profonde», a-t-elle ajouté, se posant en garant des «valeurs judéo-chrétiennes» face au chef de l’Etat, «un libéral influencé par les sondages» et dans «le show permanent».  Et d’une.

Jean-Louis Borloo, président du Parti Radical, est passé saluer amicalement les cadres du parti de Christine Boutin dans la matinée. “C’est un beau geste d’amitié.”, commente Christine Boutin. Jean-Louis Borloo a pris tout autant qu’elle ses distances avec la droitisation extrême imposée par Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé à l’UMP. Bien qu’anciens ministres de Nicolas Sarkozy, ils marquent tous les deux leur différence avec le gouvernement de François Fillon et avec la stratégie présidentielle. Ça fait deux.

De son côté, le comité exécutif de l’Alliance Centriste, présidée par le sénateur Jean Arthuis a réaffirmé samedi sa volonté “de prendre part à la refondation de la famille centriste au sein de la Confédération en cours de constitution”.  Dans cette optique, il est chargé par les membres du comité exécutif de rencontrer François Bayrou (MoDem), Jean-Marie Bockel (Gauche Moderne), Jean-Louis Borloo (Parti Radical) et Hervé Morin (Nouveau Centre). Les conditions préalables a une entente sont :  “indépendance”, “ouverture à toutes les composantes, sans exclusive” et “identification du projet que portera devant les Français son candidat lors de l’élection présidentielle”. Un parler franc, un parler vrai. Non ? On verra ce que ça va donner. Une troisième vois divergente (ou disons, deuxième et demie).

N’oublions pas Hervé Morin, jusqu’à nouvel ordre toujours candidat. (trois ?)

La position de Dominique de Villepin est quant à elle mystérieuse, sans l’être tout à fait, façon Straus-Kahn : il affirme qu’il faut laisser “se décanter les choses. Vouloir aujourd’hui précipiter le débat ou les choix électoraux, c’est figer la donne et ce serait la garantie de repartir pour un tour, alors qu’on voit bien que d’alternance en alternance ce ne sont pas véritablement des choix qui sont proposés aux Français mais de simples ajustements. Il faudra sans doute passer le cap de l’année pour que les choses se clarifient. C’est désagréable, mais il faut aller jusqu’au bout de cette purge. Ensuite les espoirs pourront se cristalliser. Les Français attendent une refondation, une nouvelle façon de faire de la politique.” Vous avez tout compris ? Là aussi, on est dans le parler franc, ça fait presque peur. Mais enfin, on est à quatre candidats potentiels, à droite, hors gouvernement.

 

Même dans le gouvernement, il y a des remous

Et au sein même du gouvernement, les élections cantonales ont amené les divisions au grand jour. Les consignes de vote pour le second tour et le débat sur la laïcité et l’islam ont fait affleurer les divergences entre le président de la République et son Premier ministre.

François Fillon prend des distances avec ses camarades, et devient dangereusement populaire. Lorgnons du côté des sondages : Harris Interactive, pour Le Parisien de ce dimanche, annonce que les électeurs de droite préfèrent Fillon à Sarkozy : 57% souhaitent une candidature du Premier ministre à la présidentielle, contre 54% pour le chef de l’Etat. (Nicolas Sarkozy reste cependant en tête au sein des sympathisants UMP).

 

Le risque

La multiplication des candidatures à droite et au centre-droit représenterait un risque de 21 avril à l’envers (élimination de la droite au premier tour, comme Jospin éliminé face à Chirac et Le pen). Pas question donc de laisser proposer une offre politique pléthorique à droite au premier tour.

C’est pourquoi dimanche, l’UMP envoyait Jean-François Copé et Jean-Pierre Raffarin, s’exprimer afin de recadrer les troupes.

Jean-François Copé, au Parisien/Aujourd’hui en France : “Il est capital, compte tenu de la difficulté de l’enjeu, que notre famille politique soit rassemblée autour de Nicolas Sarkozy. Il faut éviter à tout prix des candidatures multiples qui seraient suicidaires pour notre camp”.

Jean-Pierre Raffarin, invité du “Grand rendez-vous” Europe 1/Le Parisien Aujourd’hui en France : “Evitons trop de candidatures”. “A trop nous disperser, on risque d’être exclu du second tour”.

Bonus de Raffarin sur François Fillon : à propos d’une candidature du Premier Ministre, Raffarin a été très clair : “C’est une hérésie, il n’y a pas d’espace dans le camp du président contre le président. C’est un principe clair de la Ve République”.

En outre, Raffarin n’hésite pas à incriminer François Fillon : “S’il y a eu trouble (dans la majorité) c’est parce qu’on a eu le sentiment d’une divergence entre l’Elysée et Matignon”.”Le principe de loyauté était le principe de Matignon”, a-t-il ajouté, tout en se déclarant “sûr que François Fillon aura à coeur d’afficher cette loyauté dans les jours à venir”.

 

Il y a message. Résumons : la droite doit se rassembler en vue des Présidentielles, sous peine de dislocation, et François Fillon tout particulièrement doit rentrer dans le rang.

A suivre, forcément….


Everything is possible, naturellement… Mais tout ça veut aussi dire n’importe quoi.