RIP Google Video

La laborieuse cohabitation de YouTube et Google Vidéo touche à sa fin. Le visionnage en streaming, ça sera fini le 29 avril, dans dix jours.

Les utilisateurs pourront récupérer leurs contenus en ligne jusqu’au 13 mai. Après, Google supprimera tous les fichiers et se focalisera sur YouTube.

Face au mastodonte YouTube, Google Vidéo n’a jamais pu se faire une place et menait une existence plutôt mélancolique. En octobre 2006, pour 1,65 milliard de dollars, Google avait racheté la plate-forme fondée par Chad Hurley, Steve Chen et Jawed Karim, ce qui est déconcertant si l’on songe que Google Vidéo avait été crée en juillet de la même année. Et inexorablement, YouTube est devenu un incontournable du web.

Fin décembre 2010, le site a battus ses propres records, avec 700 milliards de vidéos visionnées au cours de l’année et plus de 13 millions d’heures de contenus envoyées.

Google Vidéo ne faisait pas face du tout. Depuis 2009, il était de toute façon devenu impossible d’uploader des fichiers vers Google Vidéo : il ne restait que la possibilité de consulter les vidéos envoyées avant cette date. Et maintenant, plus rien.

Toutefois, le moteur de recherche Google vidéo devrait rester en service, pour rechercher sur de nombreuses plates-formes, comme YouTube, Dailymotion, Metacafe, Kewego ou encore Wat.tv.

En tant qu’utilisatrice de base, je me suis toujours demandé avec perplexité quel était l’intérêt d’avoir deux plates formes pour le même service (ou quasi). Si un commentateur voulait bien m’instruire, je serai ravie. Enfin, du coup, voilà un problème réglé : l’existence mystérieuse (à mes yeux) de Google Vidéo a pris fin. Versons un pleur de principe.

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Jeu teu survivrai

Grand fou rire en visionnant cette vidéo. On est peu de chose.

(Aujourd’hui, suis fatiguée et vois pas clair….)

Sinon, il y a aussi cette vidéo (mais on ne peut pas l’intégrer). J’aime le petit vent qui fait voleter la mèche blonde.
BNWZ

Annie Girardot est morte

Annie Girardot est morte.

Et sans souffrir, paisiblement, d’après sa petite fille. Ce qui est une bonne nouvelle.

Elle avait 79 ans.

Je suis contente qu’elle n’aie pas souffert. On devrait tous mourir comme ça.

Pourtant, Annie Girardot était déjà ailleurs, hélas.

Pour une nécrologie, allez sur le Post (qu’il faut soutenir).

Une vidéo bouleversante (merci à Deborah).

 

Les tribulations de Cindy Sander

Faut-il présenter Cindy Sander ? Cette starlette de la téléréalité, blonde, rose et ronde, dont la gloire médiatique provient de son élimination du casting de la Nouvelle Star, et qui a commis une chanson dont le titre vaut au moins autant que la mélodie, les paroles et le clip réunis : “Papillon de Lumière” (tout ça en 2008).

Ensuite, il y eut comme une éclipse du phénomène Cindy Sanders. Le problème, c’est qu’on est tout de même dans le second degré, avec Cindy Sanders. Elle est à la fois tellement kitsch et tellement sûre d’elle que l’on en reste pantois. Et, en même temps, puisque Céline Dion, pourquoi pas Cindy Sander ? (après tout).

En tout cas, depuis cet hiver, on parle à nouveau de CIndy Sander, preuve de sa combativité. Elle a perdu 17 kilos et a changé de coiffure. Depuis janvier, elle participe à une nouvelle émission de téléréalité, “les Anges de la téléréalité”, qui consiste à réunir des stars de la téléréalité pour leur permettre de devenir des stars aux Etats-Unis. Une sorte de pain perdu de la téléréalité, le recyclage de peoples téléréels.

Donc, Cindy est en piste pour devenir une star de la chanson aux USA. Pour ce faire, son producteur lui a proposé d’interpréter un titre écrit initialement pour Johnny, “Les mots d’amour”.

Visiblement, le lancement du produit (de ce côté-ci de l’Atlantique) consistait à axer la comm sur le concept : Cindy pique un titre à Johnny et l’enregistre dans le studio où Michael Jackson a enregistré we are the world.

Ce qui nous vaut des titres de mag people dans le genre : Cindy Sander : “J’ai piqué le single de Johnny !” – Cindy Sander … elle hérite d’une chanson destinée à Johnny Hallyday – Cindy Sander : elle a piqué une chanson à Johnny Hallyday – Cindy Sander sur les pas de Johnny Hallyday avec son nouveau single !

On voit l’idée.

Mais le plan comm est en deux étapes. Nous sommes maintenant à la seconde.

La deuxième étape du plan comm est la suivante : En fait, le single chanté par Cindy a été chanté déjà par un chanteur suisse, Nick le Juge[, sorte de Cindy Sander masculin, ainsi nommé parce qu’avant d’être chanteur, il était juge]. Et il n’aurait pas été écrit du tout pour Johnny.

Donc ça permet les développement suivants : Cindy Sander s’est fait arnaquer – Cindy Sander s’est-elle fait arnaquer ? – Cindy Sander accusée de plagiat – Cindy sander : non, je n’ai pas volé ce titre.
Question : comment cette sorte de people fait-elle pour se retrouver systématiquement dans des affaires aussi navrantes ? Ils planifient tout avant ? Ils sont entourés d’escrocs ? Ils sont complètement abrutis ?

(ne vous méprenez pas : je suis fascinée par Cindy, comme par Loana et Michaël Vendetta).

En bonus, une interview de Cindy… Elle ne veut plus être une petite fille sage, mais une femme. Elle ne compte pas sur le charme pour signer des contrat, car elle est une personne très simple. Elle s’est retrouvée mentalement et physiquement. Et si les Français critiquent la Nouvelle Cindy Sander, ils critiquent les pro qui l’ont conçue. Et qu’on ne lui parle plus de casting, ah non. Elle a joué le jeu, elle s’est servi des médias et ils se sont servi d’elle, elle est très maligne, plus qu’on ne le croit.

Toi aussi, découvre La Escolania del Recuerdo

Cette année, pour Noël, la Escolania del Recuerdo sort un disque et sombre dans la modernité avec une chaîne YouTube. Kesako la Escolania del Recuerdo, vous écriez-vous tous ?  C’est l’un des chœurs d’enfants  les plus anciens d’Espagne, célèbre pour ses concerts de Noël. Vous ne le saviez pas ? Moi non plus. Je découvre, j’informe.
Personnellement, j’eusse fortement apprécié une compil de villancicos, chants de Noël espagnols, car j’en goûte tout particulièrement un ou deux, comme Los peces en el rio ou Campanas sobre campanas. Mais non, ils ont fait moderne, ce qui nous vaut une interprétation très marrante de I can get no satisfaction (le clip est sympa) mais sinon, c’est de la pop espagnole, et j’aime pas trop ça… J’ai essayé, à cause de Miguel Bosé (que je goûte fort, spirituellement s’entend), mais euh, non.

Aranjuez (mon amour) I

Comment avons-nous atterri à Aranjuez ?

Par hasard, j’ai honte de le dire ; comme quoi, je sous estime encore la capacité de l’Espagne à m’enthousiasmer (ou ma capacité à me laisser charmer par l’Espagne). J’avais annoncé pourtant, avec agressivité, mon ferme désir de ne pas passer le week end avachi devant la télé ; les bienfaits conjugués, pour l’esprit et le corps, de la marche et de la culture ; l’homme pense avec ses pieds, avais-je répété, citant Alexandre Vialatte ; nous irions à Avila – pour faire culturel et, du même coup,  plaisir au Petit Garçon qui a visité la ville (avec sa profe de religion – oui, il a une profe de religion, et elle l’aime bien – et Avila est une ville à murallas, et j’ai un faible pour les murallas).

Las, au jour dit, la météo sur Avila s’avéra calamiteuse. Bon. Décidée à augmenter, coûte que coûte, le capital culturel de toute la famille, je google-mapais le sud de Madrid, sachant que Tolède, c’est fait (mais on y retournera).  Aranjuez, vis-je. Tout ce que je connaissais d’Aranjuez, c’était le concerto et la marque de guitare.

– On va à Aranjuez, annonçai-je fermement au trio masculin avachi dans les canapés.

Les jeunes, résignés, ne pipèrent mot ; le Chef s’intéressa : “Qu’est-ce qu’il y a, à Aranjuez ?

Moi : Je ne sais pas, mais c’est Aranjuez, il doit y avoir un truc.

– Tu peux regarder ?

Le Chef a besoin de se mettre un truc sous la dent. Hop, Google, Wikip, ah, palacio real, patrimonio nacional, sitios reales. De retour dans le salon :

– Il y a un Palais qui a l’air superbe.

– Mais, observa l’Ado, on a déjà fait celui de Madrid.

– Eh bien, rétorqua  le Chef, motivé, on fera celui de Aranjuez.

Je tentai d’encourager l’Ado :

– Le Guide vert dit que c’est bien.

L’Ado me jeta un regard torve.

– On est obligé ? vérifia le Petit Garçon.

– Oui, dit le Chef. On est obligé. On va aller visiter un horrible palais et ensuite on se baladera dans un horrible jardin plein d’arbres répugnants. Depuis le temps, tu devrais nous connaître.

– On est obligé, conclut l’Ado.

Et c’est ainsi, le coeur joyeux, que nous partîmes pour Aranjuez.

Aranjuez BNWZ

PS : La prochaine fois, je mets le concerto de guitare, mais là, je ne me crois pas capable de résister à cette vidéo de Richard Antony. Allez, on se laisse faire, c’est que du bonheur.